Christian Marclay

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Présentation

Artiste suisse né aux États-Unis, Christian Marclay explore depuis plus de trente ans les liens entre le visuel et l’audible, créant des œuvres au travers d’un large éventail de disciplines, telles que sculpture, vidéo, photographie et performance. Ses œuvres ont été exposées dans des musées et galeries tout autour du monde. Des expositions monographiques notamment au MABCA, Barcelone (2019) ; Staatsgalerie, Stutttgart (2015) ; Aargauer Kunsthaus, Aarau (2015) ; Musée d’art moderne et contemporain, Genève (2008) ; Hammer Museum at UCLA, Los Angeles (2003) ; San Francisco Museum of Modern Art (2002) ; Museum of Contemporary Art, Chicago (2001) ; Kunsthaus Zürich (1997) ; Musée d’art et d’histoire, Genève (1995) ; Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington D.C. (1990).

Christian Marclay débute sa carrière en tant que DJ expérimental à New York dans les années 1970 utilisant des enregistrements et platines comme instruments de musique pour créer des collages sonores. Depuis 1979, il se produit et enregistre aussi bien en solo qu’en collaboration avec de nombreux musiciens dont John Zorn, Elliott Sharp, Otomo Yoshihide, Butch Morris, Shelley Hirsch, Okkyung Lee, Mats Gustafsson et Lee Ranaldo.

En 2010, le Whitney Museum of American Art accueille le Christian Marclay : Festival. Pendant plus de douze semaines, cette exposition innovante présente quotidiennement des performances d’artistes et musiciens explorant l’œuvre de Christian Marclay, avec une attention particulière portée à ses « partitions graphiques ».

En 2011, Christian Marclay reçoit le Lion d’or, récompense du meilleur artiste de la 54ème Biennale de Venise pour son installation vidéo virtuose d’une durée de vingt-quatre heures, The Clock. Présentée pour la première fois à Londres en 2010, The Clock a depuis été montrée de par le monde dans plus d’une vingtaine de lieux incluant le Centre Pompidou, Paris (2011) ; Museum of Modern Art, New York (2012) ; San Francisco Museum of Modern Art (2013) ; Guggenheim Bilbao (2014) et Tate Modern, Londres (2018).

En plus de son œuvre strictement musicale, Mauro Lanza témoigne d’un fort penchant pour la pluridisciplinarité. En 2004, il compose la musique du Songe de Médée, commande de l’Opéra de Paris et de l’Ircam pour une chorégraphie d’Angelin Preljocaj. Son travail en collaboration avec le vidéaste Paolo Pachini fait l’objet d’une résidence de création au Studio du Fresnoy et donne naissance à Descrizione del Diluvio en 2008. En 2009, pour le Musée du Louvre, il compose une vaste partition électronique pour le film Häxan de Benjamin Christensen (1922). En 2011 il travaille avec le plasticien Jean-Michel Othoniel pour une installation au Centre Pompidou.

Très joueuse et souvent malicieuse, à la fois exigeante et distanciée, l’écriture de Mauro Lanza mêle instrumentarium traditionnel, électroacoustique ainsi que tout un éventail d’instruments jouets et de machines étonnantes, comme cette machine à pluie, autour de laquelle s’élabore le discours musical de Le nubi non scoppiano per il peso (2011), ou comme l’électroménager augmenté de Regnum animale (2013), Regnum vegetabile (2014), et Regnum lapideum (2016), pièces nées de la collaboration avec Andrea Valle.

En 2014, il s’est vu décerner le prix Franco Abbiati par l’Association nationale des critiques musicaux d’Italie.